Et bien, voilà où nous en sommes. Faire le tour de la terre et revenir à notre point de départ.
Ici le froid s'est insinué dans les moindres recoins de mon âme. Il est tôt, bien trop tôt pour penser à toi. Assise seule sur ces marches, je t'écris ces quelques mots, en espérant que ta vie se déroulera comme tu l'avais prévu. Le paquet de cigarette posé à côté de moi est la seule consolation que ma modeste personne ait pu trouver. Peut être m'en voudra tu...sûrement. Bercée par une chanson mélancolique, mon esprit s'envole au son du piano, et a l'ardeur de la pluie qui s'écrase sur le sol, et je n'entends plus aucune voix,même plus le bruit du stylo grinçant sur le papier, seulement la tienne, que j'imagine me chuchotant au creux de l'oreille les mots désinvoltes que j'attends... La fumée s'échappant de mes narines s'envole vers les cieux. Je dévisage chaque étoile. Je t'imagine à quelques pas d'ici, la tête levée vers le ciel, observant ce point lumineux, comme moi. Cela me rapproche de toi et c'est idiot, mais cette idée me plait. En face de moi, la rue, qui somnole calmement, attendant les premières lueurs du jour pour s'éveiller à nouveau,sous cette odeur de pavés mouillés, de larmes sechés.
Un peu plus loin, cet endroit où nous allions parfois. Puis là, ce panneau, cet arbre, cette affiche, ce trottoir tant foulé par tes pas, cet air frais que tu respirais au même moment que moi. Le temps passe si vite. Je l'ai tant répété pour m'en persuader comme ces dizaines de phrases que j'ai tant prononcées devant toi. Les entends tu encore lorsque tu penses à moi ? Penses tu seulement à moi... Les jours m'ont parus interminables les premiers mois mais aujourd'hui tout semble si lointain. Le passé a joué son rôle.
Il n'y a plus aucune trace d'amertume en moi. Quelque chose me dit que c'est sans doute mieux comme ça, oui mais voilà, tu es encore là. Cela me tue, cela me blesse et je ne comprends même pas pourquoi. J'aurais du me faire à l'idée qu'il me faudrait avancer ,tourner une page recommencer a nouveau. J'efface d'un geste lent, la larme qui roule sur mes joues. Chaque chose en son temps, chaque chose à sa place. Rien n'est dû au hasard, seul le destin est responsable. Je me rassure moi-même, puis je m'abandonne quelque part entre encre et larme défigurant les écrits restant dans mes pensées, ce sentiment néfaste du plume sur un rivage martelé par un coup de vent glacial et cinglant. Quelque part où tu n'es pas. Je m'abandonne à ma propre solitude.
Je ne veux plus entendre parler de toi. Une seule de tes nouvelles pourrait me mettre à terre , une seule vision d'elle pourrait me rendre sincère je ne peux pas, quels genre de mots seraient poignants et méchants?. Je pourrais m'effondrer avec un seul de tes regards qui fusent le long de mon dos pour définir la lassitude de ce goût donnée par mon nom. Tes yeux me manquent, et ton parfum également. Cette chanson se termine et je ne l'ai pas écoutée.
J'étais en tête à tête avec un fantôme...une ombre , un copié collé , une fausse page , le seul être qui me fais me demander pourquoi...hate hate hate ...
rien a craindre tu ne sera jamais vraiment qui est l'objet de ce texte tu est trop passif!!!!!